Et sinon, ça va ?

Contrairement aux apparences, ce blog n’est pas mort ! Non que je n’ai rien à raconter (admettons tout de même que quand on est heureux et optimiste, les sujets viennent moins facilement…) mais à chaque tentative de rédaction d’un nouvel article (et celui-ci ne fait pas exception), je suis pris d’une flemmingite aigüe qui anéantit toutes mes tentatives scribouillardes. Et comme mon niveau de procrastination naturel est à peu près au niveau “Gaston-Lagaffe-quand-il-doit-traiter-le-courrier-du-journal-de-Spirou” (les moins de trente ans ne peuvent pas comprendre), autant dire que c’est perdu d’avance. Même si l’envie d’écrire est (toujours) là.

Bon, par quoi on commence ?   

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Barcode, Oslo | Photo Yannick Saunier

“Alors la Norvège, vous en êtes où ?”

C’est pratique d’avoir un projet, ça fait un sujet de conversation tout trouvé.

Pour le moment, Monsieur Mon Mari et moi en sommes au stade de l’apprentissage du norvégien (et entre nous, c’est pas la langue la plus facile à aborder), avec une assiduité surprenante (pour moi, en tout cas). Le projet mature tranquillement, au point que nous savons désormais assez précisément à quoi il ressemblera. Il ne nous reste qu’à retourner en Norvège, pour se confronter une nouvelle fois au pays et à ses habitants, visiter des lieux avec un regard différent de celui d’un touriste et confirmer (ou infirmer) notre projet.

En parallèle, je prépare un projet de reconversion qui ne devrait plus trop tarder à se concrétiser (on aura l’occasion d’en reparler).

“Et ces vacances alors, c’était bien ?”

Question qui appelle forcément la question “lesquelles ?” tant l’année 2018 aura été un cru riche en la matière ! Lisbonne, Édimbourg, Marseille, Munich, la Sardaigne et Paris (oui, Paris c’est exotique pour nous), l’année aura été la digne successeur* de 2017.

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Edinburgh Castle |Photo Yannick Saunier

Lisbonne (que l’on connaissait déjà) c’était sympa mais (trop) humide. Édimbourg, c’était sympa mais frustrant parce que c’était des vacances en famille et qu’à cause de ça, on n’a pas pu faire tout ce qu’on aurait aimé faire. Marseille, c’était archi-chouette de revenir dans une ville où je n’étais plus revenu depuis vingt ans (et de revoir des amis, aussi). Munich fut une très jolie découverte, très au delà de mes attentes (un endroit où la bière est considérée comme de la nourriture est forcément un endroit sympa) et très surprenante aussi, loin de la caricature que je m’en étais fait. La ville est d’ores et déjà sur la liste des destinations où retourner rapidement. La Sardaigne, c’est assurément l’un des plus beaux endroits que j’ai pu voir jusqu’à maintenant, où les gens sont adorables, la table exquise et les eaux magnifiques. Tout n’est certes pas rutilant mais c’est bien ça qui donne du charme aux lieux.

“Et sinon, ça va ?”

Mieux que bien. Oh bien sûr, tout n’est pas toujours rose, il faut toujours se taper des transports en commun moisis et des collègues pas toujours agréables (et vice-versa) et subir (pour Monsieur Mon Mari) les aléas du transport ferroviaire mais globalement, nous ne sommes pas à plaindre. Se plaindre étant par ailleurs un acte parfaitement volontaire, cesser de le faire est d’autant plus facile que cela se décide (hormis bien sûr si tu t’es fait rouler dessus par un bus bondé, là tu as le droit de te plaindre, c’est légitime).

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Quartu Sant’Elena, Cagliari | Photo Yannick Saunier

Quoi qu’il en soit, ne plus se plaindre parce que le métro est à l’arrêt et qu’il faut continuer à pied, ne plus geindre face à une organisation pas toujours optimale (t’as vu, j’ai joliment choisi mes mots, je devrais faire diplomate) et une anticipation qui pourrait être améliorée (je me gausse), ne plus râler après les politiques (même si je n’en pense pas moins), la météo (coucou le réchauffement climatique), le chat qui veut des câlins à quatre heures du matin, cette p*** de 4G en carton et ce connard qui gare son SUV de gros con sur le trottoir (ah non, pour celui-là, je râle quand même parce que ça, ça m’agace. Beaucoup. Très.), hé bien ne plus faire tout ça, c’est reposant. Vraiment. Beaucoup. Tu devrais essayer, je te le conseille. En fait, l’humeur, bonne ou mauvaise, ça se décide, alors autant choisir le moins pénible (pour soi et pour les autres, merci pour eux).

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Rue de Marseille | Photo Yannick Saunier

Et sinon, j’ai pris des résolutions. Oui, là comme ça, alors qu’on n’est même pas en train de se souhaiter une bonne année l’haleine avinée et de l’huître coincée entre les dents et que ce n’est même pas la rentrée, mais pourquoi devrait-on attendre pour s’engager à faire des trucs qu’on oubliera de faire sitôt qu’on en aura parlé ? Pas d’engagement à faire plus de sport ou manger mieux/boire moins (considérant – objectivement – que c’est déjà ce que je fais) mais plutôt une petite liste de trucs à faire une fois par semaine : prendre une heure pour moi (ça peut être tout et rien, me balader, fureter dans une librairie inconnue à la recherche du prochain bouquin à lire comme rester vautré à poil sur le canapé, peu importe) ; prendre des nouvelles de quelqu’un, pour de vrai et en allant au-delà d’un banal « ça va ? » (parce qu’avec les réseaux sociaux, on garde certes un œil sur les gens qu’on aime/apprécie/connaît/connaît vaguement/a croisé dans une soirée en 2012/avec qui on a été dans la classe de CM2 de Madame Bonnasse/a trouvé mignon sur sa photo de profil MAIS on perd de vue celles et ceux qui n’y sont pas… ) ; voir un.e ami.e (parce que ça fait toujours plaisir et que ça permet de prendre des nouvelles, et aussi parce que – encore une fois – les réseaux sociaux, c’est pas suffisant). 

Tu auras noté que je n’ai pas pris la résolution de ne plus procrastiner, faut pas abuser non plus !

* pour l’Académie française, on s’en tient à “la successeur” tout comme “la prédecesseur”

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Une réflexion sur “Et sinon, ça va ?

  1. Ha ! Nous y voilà : tu reconnais enfin ouvertement que tu te plains par choix, pire encore : par plaisir de grogner. Inutile de corriger ton billet, j’ai fait 10 captures d’écran pour que la postérité ne l’oublie pas !

    Comme tu l’écris justement au début de ce billet, quand tout va plutôt bien, le besoin d’écrire (et celui de grogner) est moins prégnant.

    Enfin, ta décision de prendre un peu de temps pour soi de manière fixe est une excellente idée. On ne prend jamais assez de temps pour soi-même alors que, sauf preuve du contraire, l’on est la personne la plus importante de sa propre vie…

    Des bises !

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