Bienveillant-e-s

Mouvementée, difficile, émotionnellement chargée, triste (parfois), joyeuse (souvent), décourageante autant que motivante… Plus que les précédentes, l’année 2016 a été particulièrement sensible et je gage qu’elle restera ad vitam dans ma mémoire comme une année de transition, la quarantaine aidant, et de rupture, nette et franche.

ad163d088ec279820c0f95091661d048

Il est des choses dont on ne se rend véritablement compte qu’avec le recul suffisant. Le jour de mes quarante ans, je me suis réveillé en me sentant différent, sans être capable de dire ce qui avait changé… Rien de visible, pas de ride subitement apparue à la faveur d’un franchissement de dizaine, mais plutôt quelque chose d’intérieur, dans ma manière d’être au monde, de le ressentir et d’interagir avec lui, subtil mélange de détachement vis-à-vis de l’Autre, des « gens », du regard (réel ou supposé) porté sur moi et surtout de l’opinion d’autrui, qu’il soit proche ou éloigné, parent, ami ou simple accointance, détachement que j’exprime d’un cinglant RAF* destiné à souligner que toute tentative de discussion ou de débat est absolument nulle et non avenue, et d’une assurance toute nouvelle, un gain de confiance en moi que je n’avais pas vu venir et qui facilite d’autant le détachement précité. C’est comme si le passage à la version 4.0 avait lancé une application restée en sommeil jusque là. Si j’avais su, j’aurais eu quarante ans plus tôt !
*Rien à foutre

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ces nouvelles fonctionnalités se sont révélées très utiles, voire même indispensables, nécessaires, carrément vitales, au cours des mois suivants et des difficultés traversées. Sans elles, l’insurmontable n’aurait pas été surmonté. Sans elles, les récentes ruptures amicales (autant provoquées que subies, soyons honnêtes) m’auraient probablement laissé un goût amer. Sans elles, j’aurais probablement du mal à accepter ce soulagement que je ressens à avoir dénoué et laissé se dénouer certains liens que je pensais pourtant indéfectibles dans la grande naïveté qui me caractérise parfois (parce que oui, je suis autant cynique que naïf lorsqu’il s’agit de relations humaines, nul n’est parfait). Le moi d’il y a peu se serait perdu dans des interrogations sans fin au sujet des raisons ayant conduit à ces ruptures, analysant sans relâche chaque événement, chaque parole, chaque comportement passés pour tâcher de comprendre, essayant vainement de démêler le vrai du faux, de déjouer les calculs, de déceler les arrières-pensées cachées derrière les belles paroles… Le moi d’aujourd’hui s’en tient à deux principes simples : 1) un ami dont on se sépare n’est pas un ami ; 2) la vie est trop courte pour la passer à se poser des questions dont la réponse est uniquement destinée à rassurer l’ego et donc, finalement, d’un intérêt tout relatif. Ce n’est pas cynique, c’est pragmatique.

Il y a d’autant moins de raisons de s’atermoyer sur un sujet qui appartient déjà au passé que la Vie (puisque le hasard n’existe pas), dans sa grande bonté qui la caractérise (nonobstant qu’elle puisse être une pute, simple question de karma), nous a récemment fait croiser la route de personnalités attachantes, toutes différentes, mais qui ont pour point commun d’être simplement bienveillant-e-s. C’est apaisant, la bienveillance. Tu devrais essayer.

31bc19b700000578-3472062-baloo_the_bear_leo_the_lion_and_shere_khan_the_tiger_live_at_the-m-27_1456917477953

Publicités

4 réflexions sur “Bienveillant-e-s

  1. Cela faisait longtemps que je ne t’avais plus lu. C’est avec joie que je retrouve cette plume qui m’avait tant marqué lors de la découverte de ton blog il y a déjà quelques temps. Ton billet respire l’apaisement. C’est un vrai plaisir. Je constate également avec joie que le détachement arrive un jour, moi qui en suis encore aux questionnement et aux atermoiements. Mais je me rassure en me disant que j’ai encore une décennie tout récemment amputée d’un an pour atteindre cet objectif.

  2. La bienveillance est apaisante et elle est d’autant plus efficace et vitale les de ce changement de version que tu caractérises si bien 😉
    Des bisous tous simples

  3. Le positif attire la positive attitude. Oui, les gens toxiques ont un avantage : ils finissent toujours par se trahir et s’en aller. C’est le seul avantage, mais il est capital.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s