Consterné

Il n’aura pas fallu beaucoup de temps pour que ce qui s’annonçait comme un tranquille lundi-de-reprise-post-week-end-prolongé se révèle être une journée finalement exceptionnelle tant le niveau de bêtise atteint cet après-midi a explosé tous les records précédents.

Tout a commencé par un mail envoyé en toute fin d’après-midi par Nessie l’Impératrice
pour nous donner les dernières informations pratiques relatives à notre grand-messe de demain (grand-messe qui prévoit de réunir une centaine de nos partenaires). Dans n’importe quelle entreprise normalement constituée (mais tu auras compris que la basse-cour dans laquelle je gravite est bien éloignée d’une entité « normalement constituée »), ces informations porteraient sur les derniers points importants relatifs à l’organisation de l’événement. Mais pas chez nous.

Ce mail de la plus haute importance nous demande donc, en fin d’après-midi pour une réunion qui commence demain matin (j’insiste, c’est important), de nous habiller, toutes et tous que nous sommes, en gris ou en noir. Ah ben c’est gentil de prévenir à l’avance ! C’est pas comme si j’aurais pu prévoir lessive et repassage si ça m’avait été demandé avec un peu d’anticipation (han, le gros mot).

Mais ce mail n’aurait été rien s’il n’avait été suivi d’un second nous informant que nous serions tous dotés de somptueux… foulards roses, qui devront être portés « comme les hôtesses de l’air ou les stewards pour ces messieurs ». Une chose est sûre : je ne voyage pas sur la même compagnie que Nessie.

J’ai hésité à lui envoyer un mail pour lui dire que, vraiment, une cravate serait plus appropriée mais j’ai préféré renoncer. J’ai trouvé mieux : je résiste.

Premier acte de résistance : je n’ai même pas pris la peine de regarder si ma chemise noire était au repassage, je vais piocher dans celles qui sont rangées, en privilégiant la couleur. Et les carreaux. Ou les rayures. Second acte de résistance : le foulard, elle« peut se le rouler et se le carrer au cul » (la citation est de Papa Glimpse -sortie de son contexte- qui a le sens de la formule poétique et délicate).

Je savais qu’elle était gratinée dans son genre. Je fais les frais quotidiennement de sa préoccupation uniquement tournée vers les détails insignifiants au détriment de l’important. Mais, là, me déguiser, non. Autant y aller cul nu.

De quoi être consterné…

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11 réflexions sur “Consterné

  1. Un foulard rose ? Tsssssss n’importe quoi ! Tout le monde sait que le seul accessoire rose qui ne soit pas encore totalement has been c’est le boa ! Y’en a, faut tout leur apprendre.
    Et donc, finalement, demain tu va aller bosser cul-nu ? 😀

    • Si on m’avait proposé un diadème, j’aurais dit oui, bien sûr ! 😉
      Ma tenue restera top secrète jusqu’au dernier moment. A l’heure où je commente, je ne sais toujours pas ce que je mets 😉

  2. Si tu privilégies la couleur, le rose est une couleur… Tu n’es pas obligé d’avoir bien compris ses mails : ils n’étaient peut-être pas très clairs ?! (Surtout quand un deuxième mail annule le dress-code du premier !)
    Mais sinon, cul nu, c’est bien aussi ! Tu comptes pas te changer pas après le boulot, si ? 🙂

  3. L’essentiel n’est pas dans la tenue. Si ? Ah bon… Comme quoi on peut tout à fait masquer une incompétence flagrante sur le fond avec une aberration sur la forme, l’idée étant de faire diversion.

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